Massimiliano Mazzocchetti

Massimiliano Mazzocchetti

Un interprète, un traducteur ou un middle man ? Qu’importe le terme. Rencontre avec Massimiliano Mazzocchetti, dit Max, intégrateur solutions de gestion & Responsable du service client chez Soluware SA.

Quelle est votre mission au sein de Soluware?

Ma fonction est double. Pour faire simple, il y a un axe gestion de la clientèle et un axe gestion interne. Je suis d’une part en contact avec les Key Accounts et m’occupe de l’intégration de notre CRM SmartSales et d’autre part je mets en place des outils de gouvernance pour Soluware. La société belge EASI a investi dans le capital de notre société et nous avons un ambitieux programme de développement pour ces prochaines années. C’est évidemment réjouissant, mais une croissance, pour être pérenne, doit être structurée. C’est une partie importante de ma mission.

Qu’entendez-vous, concrètement, par « des outils de gouvernance »?

Ma carrière professionnelle m’a enseigné que le partage des connaissances et de l’information est fondamental au sein d’une entreprise. Les processus décisionnels doivent être précis, documentés et chacun doit connaître ce qu’on attend de lui dans la conduite d’un projet. L’usage d’un outil de gestion interne est à cet égard nécessaire pour coordonner les tâches de tous les collaborateurs. Il ne s’agit pas de construire une structure administrative complexe, mais au contraire de créer les conditions de l’agilité et de l’efficacité dans un contexte de croissance.

Aujourd’hui, comment les entreprises perçoivent-elles le monde informatique ?

La perception a évolué ces dernières années. J’aurais tendance à affirmer qu’il y a dix ans, l’informatique était considérée comme un centre de coûts. Aujourd’hui, la digitalisation est une évidence et les managers recherchent des conseillers capables de les accompagner dans leur déploiement.

En d’autres termes, l’informatique est devenue une opportunité pour se distinguer de ses concurrents dans un secteur d’activité, spécialement pour les petites et moyennes entreprises. Mais attention, nous, les prestataires, devons être très clair dans notre discours. L’informatique ce n’est pas de la technique, mais une réponse technique à une problématique clairement déterminée visant à améliorer et à faciliter le processus business.

Il s’agit donc d’adapter la solution au business du client?

Oui. L’informatique ne produit pas de miracle ex nihilo. Avant d’intégrer un outil commercial comme SmartSales chez nos clients, je prends le temps de parfaitement comprendre leur processus business pour ensuite le traduire dans l’implémentation technique. Je suis un middle man, entre les clients et les développeurs, pour que l’outil corresponde aux attentes du commanditaire. Au fond, l’équation est relativement simple. Un outil informatique est utile uniquement s’il est utilisé. Et il est utilisé uniquement si son utilisateur lui reconnaît une plus-value.

Votre carrière de middle man, vous a conduit de l’Italie en Belgique, puis récemment chez nous. Quels sont vos premières impressions de la Suisse?

Je connaissais déjà ce pays mais y habiter, c’est différent. J’y apprécie la proximité de la nature, la vue sur le lac et la tranquillité, même si parfois la vie d’une grande ville multiculturelle comme Bruxelles, dans laquelle j’ai vécu pendant vingt ans, me manque. Mais de manière générale, je trouve les Suisses chaleureux, ouverts et amicaux, ce qui ne correspond pas à l’image que l’on s’en fait depuis l’étranger. Cette politesse, ce respect rend la vie en communauté plus cordiale. Et j’apprécie également le fait que la bureaucratie y est légère. Quand vous recevez votre fiche de salaire en Suisse, il y a trois lignes, pas un dossier! J’y vois une des raisons pour laquelle ce pays fonctionne bien.